Réussir sa saison de monte ?

Réussir sa saison de monte ?

20/05/2020

C'est possible notamment avec une bonne gestion de ses juments reproductrices.

La saison de monte 2020 est déjà bien entamée pour tous nos éleveurs. Cette période, se situant officiellement en France entre le 15 février et le 15 juillet, est une étape cruciale pour les éleveurs cherchant à produire des poulains. C’est en effet la période de l’année la plus favorable pour mettre les juments à la reproduction.

Pourquoi mettre ses juments à la reproduction durant cette période ?

La jument a une activité ovarienne cyclique saisonnière qui dépend de la photopériode et donc du rapport entre la durée du jour et de la nuit.

Cette photopériode règle une ou plusieurs horloges cérébrales de la jument permettant la mise à jour d’un calendrier interne de son organisme.

  • Durant les jours courts (automne et hiver) certaines juments ne présentent plus d’ovulation (émission d’un ovocyte conduisant à la fécondation) et sont ainsi en « inactivité ovarienne hivernale »

  • Au printemps, lorsque les jours s’allongent, la cyclicité se rétablit

Comment fonctionne le cycle de la jument ?

La durée moyenne du cycle est d’environ 21 jours avec alternance de périodes de chaleurs (acceptation de l’accouplement) et de refus de l’accouplement. Cette durée est très variable en fonction de l’individu et de la saison.

Schéma 1 :  Le cycle ovarien de la jument


Un cycle oestral correspond à l’intervalle entre 2 ovulations et est constitué de 2 grandes phases :

  • La phase folliculaire caractérisée par :

    • La croissance terminale des follicules

    • La production d’œstrogènes

    • La période d'oestrus durant de 4 à 7 jours et se terminant après l'ovulation

    • La période de chaleurs d'une jument (elle accepte la saillie de l'étalon)

    • La période où la jument est apte à la fécondation

  • La phase lutéale caractérisée par :

    • La phase de refus de l’accouplement par la jument

    • La période où la jument n'est pas apte à la fécondation

    • La phase permettant le développement d’un éventuel embryon

    • La période durant en moyenne 14 à 15 jours

    • La période pendant laquelle les ovaires sont stimulés par l’hypophyse (glande du cerveau) afin de produire des hormones qui vont préparer l’endomètre (revêtement intérieur de l’utérus) à recevoir un potentiel embryon

Quels sont les rôles des hormones ?

Tout le cycle oestral est sous contrôle hormonal. Le déroulement régulier des cycles repose sur l’équilibre entre les hormones produites par le cerveau, les ovaires et l’utérus !

Les variations de la longueur du jour agissent via une hormone, la mélatonine qui inhibe la sécrétion de GnRH (Gonadotropin Releasing Hormone) par l’hypothalamus. Or, lorsque la durée du jour augmente notamment au printemps, la quantité produite en 24h de mélatonine diminue et donc la pulsativité de sécrétion de GnRH est augmentée.

Schéma 2 :  Régulation hormonale de la fonction ovarienne


Pour bien comprendre le fonctionnement du cycle, il faut retenir que :

  • Le 1er acteur de la régulation de ce cycle est l’hypothalamus qui sécrète la GnRH

  • La GnRH stimule la sécrétion hypophysaire de FSH (Follicule Stimulating Hormone) et de LH (Luteinizing Hormone) permettant la croissance folliculaire

  • Les follicules dominants produisent des œstrogènes

  • A partir d’un certain seuil, la production d'œstrogène provoque un rétrocontrôle positif sur l’axe hypothalamo-hypophysaire qui entraîne un pic pré-ovulatoire de LH et donc l’ovulation

  • Le corps jaune se forme ensuite à partir du follicule qui a ovulé et produit de la progestérone

  • La progestérone exerce alors un rétrocontrôle négatif sur l’axe hypothalamo-hypophysaire empêchant le retour en chaleur

Selon s'il y a eu fécondation ou non, deux cas se présentent alors :

  • Chez la jument non gravide en fin de cycle, les prostaglandines (PGF2α) sécrétées par l’utérus induisent la lutéolyse (dégénérescence du corps jaune) permettant la croissance finale du follicule dominant jusqu’à l’ovulation. Le retour en chaleur est donc possible.

  • Chez la jument gravide, c’est la progestérone produite par le corps jaune primaire qui soutient dans un premier temps le développement de la vésicule embryonnaire dans un environnement utérin favorable et empêche ainsi le retour en chaleur de la jument.

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Bibliographie :
Anne MARGAT - Pauline DOLIGEZ - | 21.08.2017 | Les bases de la reproduction équine | Date d'édition: 28/02/2020
CASENAVE, Pauline ANALYSE DES PERFORMANCES DE REPRODUCTION DES JUMENTS SUIVIES DANS LE CADRE D’UNE CLIENTELE VETERINAIRE, 2017

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