COVID-19 - Consignes pour les Eleveurs et Etalonniers

COVID-19 - Consignes pour les Eleveurs et Etalonniers

25/03/2020

Retrouvez dans cet article, toutes les consignes concernant le suivi gynécologique de vos juments

/!\ Mise à jour du 25/03, dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19, la filière Cheval propose un protocole d'accueil des juments sur les centres de reproduction, découvrez toutes les informations ici.

/!\ Mise à jour du 20/03, de nombreuses cliniques vétérinaires et centres de reproduction reportent la saison. Aucun contre-ordre officiel émanant du Ministère n'est à ce jour connu concernant la poursuite de la saison. Une décision doit être prise dans les prochains jours.

Le communiqué n°1 du 15 mars du Conseil de l'Ordre des Vétérinaires évoque les activités vétérinaires ne pouvant être différées c’est à dire représentant un risque sanitaire, relatif au bien-être animal ou pouvant avoir un impact économique élevé.

1-Le risque sanitaire

Ce risque sanitaire peut être illustré par la diffusion d'une maladie contagieuse type grippe ou rhinopneumonie équine.

Afin de pas ajouter un problème de santé animale en laissant s'implanter ou diffuser de tels virus, la vaccination s'impose.

La vaccination est donc un acte ne pouvant être différé.

2- Le risque du respect du bien-être animal

Ce risque renvoie à la notion, entre autre, de la santé et de la prise en charge des animaux malades ou nécessitant une intervention chirurgicale urgente, l'accès aux médicaments vétérinaires le cas échéant, et à leur alimentation.

Les vétérinaires pourront continuer à intervenir chez les éleveurs et dans les cliniques à condition qu'il s'agisse d'un cas d'urgence vitale mettant en danger la vie de nos chevaux.

Les actes d'obstétrique ou de post-partum, qui peuvent mettre en jeu la santé à long terme ou la survie de la jument ou du poulain font également partis de ces actes ne pouvant être différés.

Vous pourrez retrouver la liste indicative ici 

3-Le risque d'impact économique élevé

Ce risque économique peut être illustré par l'exemple des suivis gynécologiques des juments dont la saison de monte démarre.

CEPENDANT

selon le dernier communiqué du Conseil de l'Ordre des Vétérinaires du 17 mars, il a finalement été décidé

qu’il n’était plus possible pour les vétérinaires de pratiquer d’examens gynécologiques équins jusqu'au 1er avril prochain.

La situation sanitaire évoluant au jour le jour, des mesures adaptées seront étudiées dans le laps de temps de ces 15 jours pour évaluer les conditions d'une reprise de ces actes dans des conditions de risque maîtrisé, en toute sécurité pour les vétérinaires, les détenteurs des juments et les personnels associés.

Cette recommandation de bon sens vise en premier lieu à lutter contre la propagation du virus et à donner le temps à chaque établissement recevant des juments pour des actes de gynécologie de mettre en place les procédures d'application des gestes barrières et de biosécurité.

Pour palier à cette mesure, il est prévu d’étendre exceptionnellement la saison de monte 2020 jusqu'à fin juin, voire jusqu'à début juillet (information encore à confirmer). 

Ce qu’il faut retenir dans le cadre des suivis gynécologiques

selon notre lecture de la règlementation

Jusqu’au 1er avril 2020 :

  • Si je suis vétérinaire, je ne peux plus me déplacer pour les suivis gynécologiques des juments de mes clients

  • Si je suis un particulier, je ne peux plus déplacer mes juments pour leur suivi gynécologique

  • Si je suis un centre de reproduction où stationnent les juments à la reproduction mais que je n’ai PAS de vétérinaire sur place, je ne peux pas effectuer le suivi gynécologique des juments sur place puisque mon vétérinaire n’a pas le droit de se déplacer pour des actes non urgents

  • Si je suis un centre de reproduction où stationnent les juments à la reproduction ET que j’ai mon propre vétérinaire sur place, je peux continuer mon activité en respectant les consignes de prévention du risque de propagation du coronavirus et étant conscient que les lieux doivent être adaptés aux respects de ces consignes

  • Si je suis un centre de reproduction qui reçoit les juments à la reproduction ET que j’ai mon propre vétérinaire sur place, je peux continuer mon activité si et seulement si j'ai mis en place des mesures barrières ainsi que toutes les préconisations nécessaires pour prévenir du risque de propagation du coronavirusLe déplacement des juments pour la saillie étant autorisé et sans contre-ordre officiel émanant du Ministère, les clients professionnels peuvent emmener leur jument à la saillie à condition de respecter certaines mesures :

    • Ils doivent se munir de l’attestation pour “activité professionnelle”, disponible ici 

    • Ils peuvent se présenter au centre de reproduction uniquement sur rendez-vous

    • Les échanges se font uniquement par mail ou téléphone

    • Aucun contact avec le personnel du haras, le client doit rester dans son camion lorsqu'il amène la jument

Pour connaître le détail des dispositifs mis en place pour assurer le suivi de vos juments, veuillez vous rapprocher de votre centre de reproduction.

Ou trouver l'ensemble des informations utiles ?

Retrouvez ici tous les éléments de situation à propos du coronavirus covid-19 (site de l'Ordre National des Vétérinaires)

Téléchargez ici l'attestation de déplacement dérogatoire

Suivez ici les informations du Gouvernement

Retrouvez ci-dessous les bonnes pratiques individuelles à respecter

 

 

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